Le président du PS, Paul Magnette, a listé les griefs de son parti contre le gouvernement dans l'émission Face à Buxant. Il a dénoncé les mesures qui touchent les gens et a proposé des contre-propositions pour redresser les finances de l'État belge.
Le président du PS a listé dimanche soir dans l'émission Face à Buxant certains des griefs que son parti a compilés dans sa nouvelle compagne en ligne appelée Ils ont osé.
On fait notre boulot d'opposition, c'est-à-dire qu'on dénonce les mesures qui touchent les gens parce que les gens ont le droit de savoir, a expliqué le président du PS ce dimanche dans. Parce qu'on a fait la liste et il y a près de 100 mesures qui touchent directement le pouvoir d'achat et les droits des travailleurs.
C'est du jamais vu, des sauts d'index, des attaques contre les pensions, des suppressions des primes de nuit, etc. Le PS ne s'y contente pas de dénoncer On vient systématiquement avec des contre-propositions, assure Paul Magnette. Au niveau économique, avec un pays au bord de la faillite, le président du PS concède que sur le fond on ne peut pas laisser les déficits filer et la dette exploser comme c'est le cas aujourd'hui.
Mais il rappelle simplement que sous le gouvernement précédent, avec les socialistes, on était à 3 %. C'est ce gouvernement-ci qui va faire doubler le déficit malgré toutes les mesures qu'ils prennent contre les travailleurs. Le PS procéderait autrement, a-t-il ajouté, prenant l'exemple de plusieurs propositions amenées au Parlement par son parti. En augmentant les salaires de 1 % tous les ans, ça rapporte 4 milliards au budget de l'État.
On peut dépenser moins dans les dépenses militaires. On peut faire contribuer les grandes fortunes, a-t-il listé. Sur les dépenses militaires, il rappelle qu'avec 2 %, c'est largement suffisant. Il y a des pays qui ont décidé qu'ils ne feraient pas plus que 2 %.
Et on ne doit pas non plus acheter du jour au lendemain comme ça des tas d'armements, d'avions qui coûtent très cher et qui rapportent très peu à notre économie locale. Quant aux économies à faire, elles devraient selon le président du PS être faites ailleurs que dans la poche des citoyens. Il y a, par exemple, 25 milliards d'aides aux entreprises. C'est 15 milliards de plus que dans les pays voisins.
Là il y a de l'argent à aller chercher. On a des propositions sans toucher les gens, sans toucher les travailleurs, sans toucher les pensionnés, a-t-il rappelé. Sur les exclusions du chômage pour mettre fin au chômage de longue durée aussi, Paul Magnette s'est montré particulièrement catégorique : Ça ne marche pas. Ils n'ont pas créé un seul emploi depuis que ce gouvernement existe.
Sous le gouvernement précédent, avec Pierre-Yves Dermagne, avec les socialistes, on a créé 300 000 emplois en 4 ans. Malgré le Covid et malgré la crise de l'énergie. Eux, ils n'ont pas créé un seul emploi. Pire que ça, en Wallonie, depuis que le MR et les Engagés sont au gouvernement, il y a 40 000 chômeurs en plus.
C'est une situation qui n'est jamais vue. Sur les chiffres des malades de longue durée qui explosent, la solution du PS est là aussi bien différente de celle adoptée par le gouvernement De Wever. Évidemment, il y en a toujours bien l'un ou l'autre qui carotte. Ceux-là, il faut les sanctionner et les contrôler, il faut les remettre au travail.
Mais à côté de ça, pourquoi est-ce qu'il y a des dizaines de milliers de personnes qui tombent malades ? Quand vous regardez les chiffres, vous voyez que la quasi-totalité de ces personnes, ce sont des gens qui ont plus de 55 ans et presque tous sont des gens qui ont eu des métiers pénibles. Pour lui, dans ces métiers-là, vous ne pouvez pas travailler jusqu'à 67 ans, ce n'est pas possible.
C'est la proposition que j'ai déposée avec Ludivine Dedonder au Parlement : on permet à toutes les personnes qui ont un métier pénible de partir avant 67 ans. Une mesure tout à fait finançable par l'Etat selon lui, car elle coûte exactement la même chose. En réalité, ce qu'ils font, c'est de dire on va forcer les gens à travailler plus longtemps. S'ils refusent ou s'ils ne peuvent pas, ils vont subir une sanction.
Les gens vont perdre jusqu'à 400 euros sur leur pension avec le malus. Et résultat des courses, les gens tombent malades. Et donc ça ne fait pas un euro d'économie, ils économisent un tout petit peu sur les pensions mais ça fait exploser le coût de la maladie et de l'invalidité.
Et donc, il faut permettre aux gens qui ont travaillé dur pendant 40 ans, parfois plus de 40 ans, dans des métiers pénibles, de partir à un âge où ils sont encore en bonne santé. Sinon, c'est inévitable, ils vont encore tomber malades.
Enfin, sur la taxation des millionnaires, le PS confirme que c'est là qu'il irait chercher l'argent pour redresser les finances de l'État belge. C'est une idée que nous avions bien avant le PTB, mais peu importe d'où elle vient. Et c'est aussi un débat international, parce que oui, l'un des grands problèmes de la Belgique, ce n'est pas qu'on dépense trop, contrairement à ce qu'on dit, c'est que les recettes diminuent
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